Des débitmètres à piles épargnent à la Brasserie Huyghe l’exécution de tâches particulièrement désagréables.
Des débitmètres à piles épargnent à la Brasserie Huyghe l’exécution de tâches particulièrement désagréables.
Récemment, neuf brasseries flamandes et le Gouvernement flamand ont souscrit un « Green Deal », aux termes duquel les brasseurs s’engagent à travailler dans un souci de durabilité maximale. La Brasserie Huyghe de Melle veut aller encore plus loin en devenant la brasserie la plus « écologique » du pays. Dans ce contexte, l’entreprise familiale a fait l’acquisition d’un système de surveillance de l’énergie proposé par Hyline. Ce système repose dans une large mesure sur une instrumentation Siemens.
Fondée en 1654 et connue pour ses Delirium, Averbode, La Guillotine et autres breuvages, la Brasserie Huyghe se focalise sur la durabilité. L’entreprise s’est adressée à Hyline pour la fourniture d’un système intelligent de surveillance de l’énergie après que cette dernière eut procédé à l’automatisation d’un nombre appréciable d’installations de traitement.
« Les responsables de la brasserie nous ont demandé de nous déterminer la consommation de vapeur, d’eau et d’électricité (+/- 130 points de mesure) », comme nous l’explique Marc Peeters, chef de projet chez Hyline. « Pour l’affichage de toutes ces données sur leur plate-forme de visualisation WinCC Scada existante, nous avons fait appel à Siemens. Au sein de l’unité de production de la brasserie, nous avons installé à cette fin une cinquantaine d’instruments de mesure : débitmètres à tourbillons pour la vapeur et débitmètres mécaniques et électromagnétiques pour le réseau de distribution d’eau. »
Le plus grand défi à relever résidait dans la mesure du débit des eaux souterraines dans les puits. « Jusqu’au printemps dernier, nous nous servions de débitmètres mécaniques pour procéder à l’exécution de telles mesures », comme nous l’explique Filip Devolder, coordinateur environnemental auprès de la brasserie. « Cette tâche était une corvée désagréable pour les opérateurs responsables parce que les puits se situaient sous une dalle en béton et un pesant couvercle en métal impossible à soulever pour une personne seule. De plus, la lecture des instruments de mesure n’avait rien d’une sinécure. En outre, les résultats de ces mesures manquaient souvent de fiabilité en raison de l’accumulation assez rapide de particules de fer dans les engrenages de ces instruments influant défavorablement sur leur précision. »
Endroits difficilement accessibles
À l’issue d’une analyse de la situation, Jean Cauchie a recommandé, en sa qualité de promoteur de produits chez Siemens, d’intégrer des débitmètres à piles MAG 8000 dans les puits à étudier. « Ces instruments exempts de toute pièce mobile et homologués MID s’installent sans difficulté. Grâce à leur alimentation par piles, ces instruments constituent une option intéressante pour ces espaces difficiles d’accès que sont les puits de la brasserie. Ces instruments se distinguent par un fonctionnement bidirectionnel. Pourvus d’un passage rectiligne, ils autorisent le partage de données en toute sécurité par le biais du module de communication GPRS. »
Au printemps dernier, Hyline et Siemens se sont livrés à une série d’essais avec ces instruments pour en tester les performances. « Pas mal de gens étaient sceptiques au départ, mais les premiers résultats ont révélé que cette solution était en réalité d’une solidité à toute épreuve. En définitive, nous avons encore procédé à un certain nombre d’optimisations avant de nous lancer dans la mise en service de ces instruments à partir du mois de juin 2018.
Depuis lors, la mission de Filip Devolder est devenue beaucoup plus agréable. « Les résultats transmis par les instruments de mesure s’affichent tous les quarts d’heure sur la plate-forme WinCC. De ce fait, nous avons en permanence une idée précise de la situation. En outre, nous sommes désormais à même de transmettre à la VMM (Vlaamse Milieumaatschappij) [Société flamande pour l’environnement] des données beaucoup plus détaillées pour qu’elle puisse déterminer l’importance des prélèvements sur cette base. Il est difficile de chiffrer l’impact positif de ces instruments de mesure et en particulier des quatre débitmètres installés dans les puits. Mais il n’en est pas moins clair que nous sommes dorénavant à même de maîtriser avec une efficacité accrue notre consommation d’eau. Nous étions déjà parvenus à réduire sensiblement la consommation d’eau ces dix dernières années (en la faisant passer de 8,5 à 3,7 litres pour la production d’un litre de bière) et nous entendons amener, à brève échéance, ce chiffre sous le seuil historique de trois litres », conclut Filip Devolder.
Par Bart Vancauwenberghe


