DOSSIER  
Aquarama 87 – mars 2020

De l’importance du coût total de possession dans le choix d’une pompe

Le département R&D de Netzsch Pumps & Systems a été très occupé ces derniers temps. Trois nouveaux développements sont lancés sur le marché belge pour une meilleure efficacité : la pompe à lobes Tornado sans huile, le broyeur à axe double N.Mac pour la fragmentation de solides en suspension dans un flux d’eaux usées, et le dispositif de rattrapage d’usure de stator xLC, pour la pompe à vis à rotor excentré la plus facile d’entretien qui soit.

L’historique du groupe Netzsch se lit comme une success story aux tournants inattendus. Fondé en 1872 dans la ville bavaroise de Selb par les frères Thomas et Christian Netzsch, le groupe était initialement surtout actif dans le secteur de la céramique. Par la suite, il s’est tourné vers une pompe qui lui a semblé être un élément fiable indispensable. Lorsque Eric Netzsch eut la possibilité, peu de temps après la Seconde Guerre mondiale, d’acquérir la licence du professeur Moineau sur le principe de la pompe à vis à rotor excentré, les activités du groupe ont pris une autre direction et son évolution s’est accélérée. De nouvelles installations de production ont vu le jour et le nombre d’employés s’est accru progressivement.

Les activités du groupe Netzsch sont à présent réparties en trois divisions : Analyzing & Testing, Grinding & Dispersing et Pumps & Systems (Analyse et tests, Broyage et dispersion, Pompes et systèmes). Aujourd’hui, le groupe Netzsch compte 3.500 collaborateurs et 130 centres de production et de vente dans 23 pays. Avec cette couverture internationale, le groupe Netzsch s’avère unique. Amener la production sur le marché local permet non seulement d’économiser sur les coûts de logistique et de transport, mais également de se concentrer sur les spécificités régionales et d’ajuster l’offre de pompes en conséquence.

Une entreprise 100% familiale

« Un groupe internationalement actif sur tous les continents mais toujours une entreprise familiale » dit en souriant Joaquim de Matos, directeur général de Netzsch Pumps Bellux bvba/sprl, une filiale à 100% de Netzsch Pumps & Systems. « J’aime en parler, car la philosophie de l’entreprise est entièrement basée dessus. La direction n’a pas les yeux braqués chaque jour sur le cours des actions, mais elle prend des décisions stratégiques qui vont au-delà des générations. Ceci se traduit entre autres par des investissements permanents dans la recherche et le développement de nouveaux produits et pour optimiser les produits existants. Car tout peut s’améliorer, même une pompe Netzsch, mais il faut toutefois bien chercher. »

Les résultats d’une R&D poussée ne deviennent visibles que lorsqu’on y inclus l’offre de pompes : pompes à vis à rotor excentré Nemo, pompes à lobes Tornado, pompes à vis hélicoïdales Notos, et broyeurs Netzsch. Des pompes tellement performantes qu’on les retrouve dans des applications surprenantes. Joaquim de Matos fait référence au secteur pétrolier. « Normalement, le pétrole jaillit à la surface du fait de la pression naturelle et n’a plus qu’à être collecté. Mais en cas de pression naturelle insuffisante, nos pompes à vis Nemo envoient le pétrole depuis 2 km de profondeur maximale, vers la surface. Un vrai tour de force, mais que nous réussissons pourtant. Est-ce important ? Oui évidemment, car si nous pouvons faire cela, soyez certain que nous pouvons mener à bonne fin des applications moins complexes. »

« Le rattrapage d’usure prolonge jusqu’à trois fois la durée de vie du stator. »

Joaquim de Matos, directeur général de Netzsch Pumps Bellux

Nouveautés

Mais il ne faut pas aller trop loin pour trouver les nouveaux produits. Sans hésitation, Joaquim de Matos évoque trois nouveautés pour le marché belge. « En particulier pour l’industrie alimentaire, mais aussi pour d’autres secteurs demandant une attention exceptionnelle pour l’hygiène et la facilité de nettoyage, Netzsch a développé une pompe à lobes Tornado sans huile. Le fonctionnement sans huile est possible, car les pignons ont été remplacés par une courroie crantée. Le deuxième lancement de produit concerne le broyeur à axe double N.Mac pour la fragmentation de solides en suspension dans un flux d’eaux usées. Une version robuste et facile à entretenir, avec des lames interchangeables. »

Pour la troisième nouveauté, Joaquim de Matos se lâche complètement, car le dispositif de rattrapage d’usure de stator xLC combine tout ce que le client recherche : fiabilité, efficacité, facilité d’utilisation, efficacité énergétique et durabilité. « Avec le développement du dispositif de rattrapage d’usure xLC, Netzsch prouve, s’il en était besoin, qu’il est un leader technologique dans l’industrie des pompes. En utilisant le dispositif de rattrapage d’usure de stator xLC, Netzsch a fabriqué la pompe à vis à rotor excentré la plus facile à entretenir qui soit. Comment ? Le stator comporte une partie en élastomère sujette à l’usure. Cette usure est normale. Mais au lieu de remplacer l’ensemble stator-rotor à partir d’un certain degré d’usure, le stator est soumis à une poussée axiale qui augmente la compression entre le rotor et le stator et rétablit ainsi la performance de la pompe. Chez Netzsch nous appelons cela ‘rattraper l’usure’. Ce principe permet de prolonger jusqu’à trois fois la durée de vie du stator. »

Le léger surcoût du dispositif xLC peut être récupéré rapidement, en fonction de l’application spécifique, car on gagne à la fois sur les frais de maintenance et la consommation d’énergie. « Le client ne doit pas se focaliser sur le coût d’investissement, mais prendre en compte le coût total de possession. Nous avons étudié de près différents cas, concernant des applications identiques avec les mêmes pompes, mais dans une version avec et une autre sans xLC. Il s’agissait du type de pompe NM053BY02S12B d’une durée de vie estimée de dix ans, pour un fonctionnement de 18 h/jour. Grâce aussi à un meilleur rendement énergétique, ce sont près de 3.000 euros qui ont pu être économisés sur les frais totaux de fonctionnement de la pompe. Ceci représente bien plus que le coût d’investissement, croyez-moi. »

Par Rudy Gunst

pompen.netzsch.com